Les chapelles

St Anne du Scorff / St Hubert / Vrai secours / St Sauveur / Notre Dame des Fleurs / Locmaria / St Sébastien / St Vincent / Notre Dame de Sion

Ste Anne du Scorff ( fin XVI ième, début XVII ième) :

La chapelle Ste Anne du Scorff est sise sur un lieu stratégique surplombant la route d'Arzano et la vallée du Scorff. Les romains y avaient installé leur camp. Le site fut également un point de ralliement pour les chouans. Dans les archives, on retrouve un texte daté de 1647 relatant la bénédiction de la cloche destinée à la chapelle Ste Anne du Scorff.

L'édifice, à nef unique, sans transept se termine par un chevalet plat. Les murs sud et nord ainsi que la sacristie sont faits de pierres irrégulières, par contre, la façade ouest est en granit, flanquée de contreforts et percée d'une porte à arc, en plein cintre. Un clocheton carré termine le pignon. A la base du toit, une corniche moulurée démarre du rampant. La pierre surplombant la corniche est sculptée en forme de tête. La chapelle possède une fontaine sise en contrebas près de la route.

Le camp de St Anne du Scorff :

Ce site est installé sur un promontoire formé par un méandre du Scorff. Malgré l'absence de fouille, il est possible de distinguer deux phases dans son utilisation : 

- A l'age du Fer, vers le second siècle avant notre Ère, le promontoire est barré par au moins deux systèmes de fosses - remparts incurvés, s'appuyant sur les pentes abruptes. Cet aménagement, en partie détruit, renforce les défenses naturelles du site et constitue un retranchement.

- Au moyen Age, une enceinte d'un diamètre moyen de 45 m, est construite sur l'éperon. Les structures arasées visibles sur le sommet sont les bases d'une "maison forte" ou d'un petit manoir. Le plan rappelle ceux de bâtiments encore en place, comme à Kerduel en Lignol.

Cette construction est liée à l'existence attestée au XIV éme siècle, d'une seigneurie de Coet Néblech, qui a laissé son nom au hameau voisin.

 

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St Hubert ou St Philibert ( peut être fin du XVI ième) :

Sa petite taille apparente cet édifice plus à un oratoire qu'à une chapelle. Son histoire est liée à celle du domaine de Cunffio. La fontaine toute proche et une remarquable fosse à chiens laissent à penser que ce lieu était rendez-vous de grande chasses.

photo de la chapelle St HubertEn avril 1655, Pierre de Méhérence meurt laissant son domaine à son fils Gabriel qui refuse de rendre hommage au Marquis de Pont Callec. Celui-ci décide alors de tuer son vassal et lui tend un piège à la sortie du village de Cunffio ( une croix rend témoignage de ce meurtre). Dès lors, la légende s'empare de l'évènement et se transmet par tradition orale. C'est pourquoi, on rapporte que dans cet endroit plein de quiétude, un bruit étrange, effrayant, se fait entendre les soirs de tempête: celui d'un cheval au galop. Les anciens sont formels: c'est le Sire de Cunffio qui cherche désespérément le salut de son âme.

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Vrai Secours (une date au dessus de la porte: 1697) :

Cette chapelle est sise dans le village de Ty - Henry qui fut longtemps un lieu stratégique et un véritable petit bourg. Ce gros village possédait un presbytère, un cimetière et deux chapelles: St Laurent et Vrai - Secours (initialement Vraie Aide). cette dernière fut bénie le 8 septembre 1625. "Le pont des Trois Recteurs " qui existe toujours rappelle cette période et la position stratégique de la chapelle, à la limite de trois communes: Plouay, Lanvaudan et Inguiniel.

Pendant la révolution, un prêtre réfractaire y disait la messe malgré l'interdit. Le "syndic" de Lorient, prévenu, y mit le feu par représailles et arrêta le vicaire. Vers la fin du 18ième siècle, on décida de reconstruire la chapelle avec les pierres de l'ancienne, hors de Ty - Henry, en bordure de la route principale. Dès lors, elle connut faste et affluence. On y vient en pèlerinage invoquer St Cornely, patron des bêtes de labour et pour la circonstance, on bénit les bêtes: chevaux, vaches... et les tracteurs, instruments de labour d'aujourd'hui.

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St Sauveur :

Sa grande taille la rend unique. Elle aurait autrefois servi d'église paroissiale à Plouay. Cet endroit fut un haut lieu de la résistance pendant la révolution, à l'époque de la chouannerie en 1793. En haut de la côte, entre Kerspern et Lann Justice, une croix marque le lieu où les Bleus ont massacrés leurs adversaires. Dans les bois se dressaient les potences de la justice: les suppliciés restaient pendus 24 heures à la vue des passants.photo de St Sauveur

La fête est le dimanche le plus près du 6 août. Le culte était la demande de la pluie( en dehors des rogations). Les gens venaient à pieds d'Inzinzac, de Calan et Cléguer. Le mardi de Pâques il y avait grande foire aux chevaux, cochons et bêtes à cornes et grand bal. Certains Plouaysiens se rappelleront être allés à l'école dans cette chapelle pendant la guerre.

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Notre Dame des Fleurs (seconde moitié du XV ième siècle) :

On peut penser qu'elle date de 1450 ou 1460. La construction s'est étalée sur plusieurs siècles et a subi diverses modifications, ce qui procure une impression d'inachèvement.

Détail de la chapelleCette merveille de granit appartient au style gothique flamboyant et s'avère très riche en sculptures extérieures. La partie la plus remarquable est certainement le retable central du XVIII ième siècle en pierre blanche polychrome.

photo de la chapelle Notre Dame des FleursDepuis fort longtemps, la chapelle connaît, deux fois par an deux journées de faste: le troisième dimanche de mai et le troisième dimanche de septembre. Avant la dernière guerre, ces fêtes étaient célèbres et attiraient la foule. On venait de loin et tout était préparé longtemps à l'avance. les maisons du village étaient décorées. plusieurs messes et vêpres se succédaient dans la journée. la fête profane prenait le pas et se prolongeait dans la nuit.

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Locmaria (1543) :

La chapelle de Locmaria, seule au nom breton est dédiée à Notre Dame de Grâce. Elle date de 1543. Pour y accéder, il faut prendre la route d'Arzano et tourner à gauche après Pont - Nivino. Classée monument historique, elle est de style gothique. Cet édifice possède une nef unique sans transept. L'architecture intérieure est très riche. La façade ouest est ouverte d'une porte à arc, en plein cintre brisé. Les rampants sont décorés d'un animal et d'un buste d'homme. A l'intérieur, on peut admirer un magnifique vitrail du 16ième siècle et une charpente sculptée avec richesse.

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St Sébastien (XV ième et XVI ième siècle) :

Datée des XV ième et XVI ième siècle, cette chapelle fut liée au domaine de Cunffio et à son marquis, ennemi du marquis de Pont - Callec. l'édifice se trouve sur un emplacement triangulaire délimité au sud par un chemin, à l'est par un sentier conduisant à la chapelle St Hubert. Son plan rectangulaire est simple. Un clocheton domine le pignon ouest.

Photo de la chapelle St SébastienSa construction basse et la situation de la sacristie placée au nord la différencient des autres chapelles. Les ouvertures en arc brisé et surbaissées témoignent de remaniements successifs. Une croix à base rectangulaire où se trouve la statue de St Sébastien jouxte le bâtiment. La messe y a été célébrée, chaque dimanche jusqu'en 1974. Actuellement, le grand pardon se déroule le quatrième dimanche de septembre.

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St Vincent (Autour de 1719) :

Photo de la chapelle St VincentCette construction s'élève le long de l'ancienne voie romaine et de la nouvelle voie express en direction du Faouët. Son existence semble liée à la présence des Ducs de Pont - Callec ou de leurs vassaux fidèles. Dès 1719, on parle de la chapelle dans les archives. L'édifice est enclos de murs sur un côté et de type courant: plan rectangulaire simple. Une sacristie y a été adjointe en appentis, à l'est. Les murs gouttereaux sont plus élevés que ceux de la majorité des chapelles. Sur le mur ouest, entre la porte et l'oculus, une niche à coquille avec appuis saillants moulurés, contient une statue de granit représentant Saint Vincent.

 

Les pardons ont repris depuis 1979: l'un au mois de mai est dédié à Saint Isidore, l'autre, en septembre célèbre Saint Vincent Ferrier. Une fontaine existait autrefois, mais elle a été détruite.

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Notre Dame de Sion (1661) :

" Ô douceur des messes dans une chapelle, une chapelle silencieuse dans la campagne de Bretagne" sont les deux premiers vers d'un poème de J.P. Calloc'h (Bleimor) auxquels le député maire honoraire Y. Le Cabellec fait référence lors de l'inauguration de la chapelle Notre Dame de Sion magnifiquement restaurée par les pompiers de Plouay. " Toute simple et toute silencieuse, toute belle depuis sa restauration ", cette chapelle fait partie du patrimoine communal depuis l'acquisition de Manéhouarn le 30 mars 1985. " Une belle histoire qui démontre que l'enthousiasme, la générosité et la motivation des Plouaysiens ont permis de préserver le patrimoine culturel auquel nous sommes profondément attachés " a dit à ce sujet le député maire J. Le Nay qui salue au passage le travail des pompiers volontaires rassemblés autour du capitaine J. Herteaux. " Le domaine de Manéhouarn, dévasté après l'ouragan de 87, est aujourd'hui en pleine métamorphose " ajoute t il évoquant les travaux réalisés depuis peu.

L'édifice visible de la route de Quimperlé est daté de 1661. Sa restauration constitue " un sauvetage cultuel car il se rattache au culte et culturel en même temps parce que c'est la réhabilitation d'un édifice qui fait partie du patrimoine historique de Plouay " ajoute Yves Le Cabellec qui tire son chapeau aux pompiers ( et il sait de quoi il parle...). Ceux-ci à l'exemple des infatigables comités de chapelle ont d'ailleurs marqué l'événement en organisant une fête somptueuse dans le parc du château.

 

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